Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: July, 2011

Au printemps, tu verras, je serai de retour.

by lulasaysdotnet

I just wanna live leave.

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Nothing you can say.

by lulasaysdotnet

Sur du papier, pour formuler tout ça, pour laisser une trace, mais que personne verrait. Sur du papier, pour que personne n’ait peur, pour que personne ne juge, pour que personne ne sache le fin mot de l’histoire. Sur du papier pour pouvoir le bruler ensuite, pour faire comme si c’était jamais arrivé, comme si ça n’existait pas. Sur du papier comme un gilet de sauvetage, comme un filet de sécurité… Essaye de te rattraper à du papier pour voir…

Je n’ai pas tracé le moindre mot sur cette foutue feuille. Do you wanna hear it ?

Ground control to Major Tom.

by lulasaysdotnet

J’ai essayé des centaines de fois, je commence à en être bien certaine, je ne sais pas écrire le bonheur. Le gris, le noir, les larmes, c’est pas plus facile de leur être fidèle, mais on ne veut pas forcément emmener les mots aussi bas que les sentiments qu’on cherche à leur faire expliquer. Tandis que le bonheur, je ne me résigne pas à ne pas pouvoir le dire aussi vrai qu’il est.

Aussi loin que je me rappelle, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu des explosions de joie aussi puissantes que celles qui détonnent dans le fond de mon ventre, pas non plus de montée d’adrénaline noire sur blanc qui me coupe le souffle, jamais de prose -ni de vers d’ailleurs- aussi intense que ce que j’ai pu ressentir. Alors peut-être que ce n’est pas que moi qui ne sait pas écrire le bonheur.

Peut-être tout simplement que ça ne s’écrit pas.

Even if i never wanted to fall.

by lulasaysdotnet

And i just can’t stand the rain against my window.

by lulasaysdotnet

Ironique la radio. Cynique. Elle me bat à mon propre jeu.

Oui, je suis allée promener le chien sous la flotte, et j’ai couru avec comme une gamine, et je lui ai parlé, et je vous emmerde. Moi j’me suis sentie bien, et j’suis certaine qu’il m’écoutait. Et je vous emmerde. Je sais, je l’ai déjà dit.

La prochaine personne qui me dit comme ça, sorti de nulle part, qu’elle m’aime et qui se déverse sur moi de tout le noir broyé, accumulé, sans me demander si je suis d’accord, j’explose. J’peux déjà pas contenir mes émotions. Maintenant j’ai les siennes qui me coulent le long des joues.

I can’t do this all on my own.

Who am i to disagree ?

by lulasaysdotnet

Dans le lot de la nuit elle est brûle la vie, la vie comme un éclair au plaisir de la chair, le plaisir des plaisirs, j’ai la soif de vivre, la fièvre qui monte depuis toi, et puis toi qui m’enivre.

Et puis toi qui m’enivre.

C’est les mots des autres qui parlent le mieux… Surtout les siens.

Nothin’ lasts for ever but the earth and sky.

by lulasaysdotnet

Je ne sais pas vraiment ce que je viens écrire ici, mais je viens écrire ici, c’est tout.

J’aurais voulu avoir une sœur. Ouais c’est super intéressant, je vous l’accorde. Mais de toute façon, qu’est ce qui est intéressant ? Je m’emmerde. Enfin, pour être exacte, quand j’étais petite je voulais pas de sœur, je ne voulais pas non plus de frère, je ne voulais pas grand chose, je m’en foutais. Mais j’avais le droit, j’étais petite.

Je fais le grand tri, le grand ménage, je me ruine en sacs poubelles, je me fais des courbatures, je m’intoxique aux produits ménagers corrosifs. J’ai l’air moins folle que si je me ruinais en psychanalyse et en antidépresseurs. Sauver les apparences, pas ma tronche, pas mon cœur. Qu’est ce qu’on en a à foutre de mon cœur ?

Je suis venue écrire ici, je ferais mieux de fermer ma gueule.

All we are is dust in the wind.

J’suis pas une putain de romantique, j’suis une putain de chieuse, une chialeuse, une drama queen. J’voudrais m’envoler, j’voudrais qu’on m’envole, mais j’me ballade avec des enclumes sous les godasses, pour le fun, parce que je suis parfaitement capable de changer de pompes.

Je suis tout ce qu’il y a de plus normal, et ça me rend malade.

Et pour calmer tout ça.

by lulasaysdotnet

J’ai l’regard dans l’vide, j’ai perdu la réalité. Je ne suis pas là, je ne suis nulle part, je me ballade juste dans ma tête en oubliant de redescendre parfois.
En oubliant tout parfois. En oubliant de descendre à station. En oubliant que j’ai des trucs à dire.

Just keep swimming. Just keep moving your feet.

J’vais revenir. Disons que je prends des vacances…

Trois heures vingt sept.

by lulasaysdotnet

Dear PMS,

Shuffle is for ipods, not emotions.

Sincerely, happy then sad then excited then bored then happy again.

J’ai la roue qui tourne dans l’vide.

by lulasaysdotnet

Depuis que j’suis devenue élitiste, je n’aime plus rien.

J’aime plus Paris les gens.
J’avais pas vraiment un amour disproportionné pour mon prochain, mais je tolérais la présence d’individus autour de moi, sans y prêter plus d’attention. Maintenant je les évite, et quand je ne peux pas – à vrai dire je peux rarement, si je n’étais pas aussi élitiste concernant l’opposition ville/campagne, j’habiterais un lieu moins peuplé que cette métropole malodorante mais tellement classe -, je contiens avec peine dégoût, mépris, effarement et désespoir. Je préfère ne pas y penser. Depuis que j’suis devenue élitiste, l’élite n’existe plus.

Je m’ennuie à mourir.
Je lisais tout et n’importe quoi. Je ne sais pas si je lisais plus Tout que N’importe quoi, mais toujours est-il que ça m’occupait. Et ça me distrayait. Maintenant je ne lis plus. J’ouvre un livre, je parcoure quelques lignes, je soupire, déclare que c’est mauvais, que la littérature contemporaine ne mérite décidément pas le nom de littérature, tout en ajoutant que la littérature classique m’emmerde également, que Rousseau se prend pour le trou du cul du monde et que Voltaire raconte toujours la même chose, que Flaubert nous emmerde avec cette connasse d’Emma Bovary, qu’ils me font tous chier, même Oscar, même William, même plus récemment Ernest et  Virginia. J’accorde un rictus méprisant aux autres Levy, Musso et Nothomb; je me lasse de Despentes, Daeninckx, Scott, Ellroy… Je suis las, las, las. J’ai envie pourtant, de boire ces mots, de dévaler ces pages, d’oublier où je suis. Mais non, je n’aime rien, n’oublions pas.

Enfin si, j’aime toujours la musique, mais pas n’importe laquelle. Pas d’écarts, soyons puristes, soyons extremistes. Mort au rap. Oui mais pas au rap US. Ah si, mort à 50 cent, mais laissez moi taper du pied l’air de rien, si ça venait à passer sur les ondes dans l’espace public.
Je suis ridicule, je me contredis. Je ne suis pas élitiste, je suis snob, je me la pète, je suis un mouton. Mon grand-père dirait que je pète plus haut qu’mon cul. Il a tout compris je crois.

Merci Pépé.