Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: October, 2012

Et je n’ai pas le cran ni la manière ni rien du tout.

by lulasaysdotnet

T’as déjà fait preuve de prévoyance ? De mon côté, j’ai toujours dit “oh et puis merde on verra bien” et puis ouais, souvent j’ai bien vu. Que j’aurais dû bouger mon cul.
Alors pour l’hiver on fait des réserves, pour l’avion on prend un parachute, pour le chemin on prend un encas, tout ça…

On charge une playlist, la batterie, on met le casque et le son à fond. Let’s go.

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Les liaisons dangereuses.

by lulasaysdotnet

Ça doit bien faire 10 ou 11 ans, mais j’me souviens que la dernière fois que j’suis tombée de cheval, ça m’faisait doucement rigoler de m’entendre dire “faut remonter en selle”. J’ai jamais trop compris pourquoi d’ailleurs. Pourquoi cette expression, littéralement, elle ressemblait à rien, alors que métaphoriquement, ben ça se tient disons. Non mais c’est vrai, tu viens de tomber de cheval (donc d’un point potentiellement haut), t’es dans la poussière, la boue, ou une autre matière peu agréable, tu t’es peut-être fait mal (faut pas s’leurrer hein), s’il y a du monde autour, t’as perdu un bout de ta dignité dans la chute, et si t’es un peu comme moi, t’en as après le dit cheval, qui est qu’un putain de connard de cheval et tu voulais pas celui ci toi de toute façon. Alors franchement, remonter en selle, à moins d’avoir payé ton heure un rein et de vouloir absolument en avoir pour ton argent, c’est pas le premier de tes soucis.

Je sais plus pourquoi je parlais de ça, j’suis remontée trop loin dans mes souvenirs du poney club de quand j’étais petite.

Ah si, ouais, voilà : et quand t’as arrêté de râler, que t’es sur ta selle avec tes bleus et tes bosses, que ton cheval il t’inspire pas vraiment confiance  – tu sais ce que ça fait de tomber de ce truc hein, on t’la fait pas deux fois (ah ben si en fait) – tu fais quoi au juste ?

Tu fermes ta gueule et tu galopes.

Everybody knows we have no fear.

by lulasaysdotnet

J’ai jamais eu peur du noir. Quand j’étais petite, la lumière dans le couloir, ça avait plutôt tendance à me tenir éveillée, parce-que quand quelqu’un passait devant la porte, son ombre se faufilait par l’entrebâillement. On continuait à vivre dehors, sans moi. J’avais pas peur des monstres sous mon lit, j’avais peur de rater quelque chose, qu’on m’oublie, de manquer trop d’événements. Et comme tu peux encore avoir peur du Loup dans ton coffre à jouets à 26 ans, moi j’passe mes journées à me dire que j’suis en train de passer à côté de ma vie. L’herbe semble toujours plus verte ailleurs.

Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin.

by lulasaysdotnet

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Je suis de celles qui cherchent la merde faut croire.

I live in the boredom kingdom.

by lulasaysdotnet

C’est pas ma faute, j’ai essayé.

Alors sors moi de là, vas-y. Take me on a trip i’d love to see LA. Bats des cils. Bats des ailes. J’suis sûre que t’en as, nichées au creux de ton dos, fragiles et délicates. Emmène moi sur ton piédestal. Montre moi de quoi ça a l’air de là haut.

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Comme envie d’expliquer comme ça.

by lulasaysdotnet

Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche

 

But just because it burns doesn’t mean you’re gonna die.

by lulasaysdotnet

Tu regardes bien loin devant toi pour pas voir la merde dans laquelle tu piétines, la tête bien haute. C’est une solution comme une autre. C’est la seule que t’as trouvé. Si tu fermes les yeux tu peux même visualiser en jolis détails fantasmés cet horizon que tu fixes. Tu verras quand t’y seras si c’est fidèle à la réalité ou pas. Pour le moment on s’en fout. Pour le moment ferme les yeux.

Et puis tu comptes. Non que tu sois une dingue de chiffres, ça a même plutôt tendance à t’emmerder, les chiffres, mais tu comptes, t’as jamais pu t’en empêcher. Tu sais combien de jours. Tu sais quelle date. Allez va, dis toi qu’au moins tu sais quel jour on est. Sérieusement ? C’est ça positiver ? Te concentrer sur des détails complètement cons. C’est moche. Allez, tais toi, ferme les yeux. Tu décomptes.

Tu fais des trucs de dimanche après-midi, tu t’emmerdes.

And soon again starts another big riot.

What a wicked thing to do.

by lulasaysdotnet

Tu sais, tes conseils de toute façon, la plupart du temps, je ne les écoute pas. Je sais déjà ce que je vais faire avant de t’en parler, et je le ferai sans doute. Tes conseils, si justes et sages soient-ils, c’est surtout un ersatz de ta présence. C’est le câlin que je ne veux pas que tu me fasses. Serre moi fort dans tes mots. Tu sais tes mots ils peuvent me faire bien plus mal que le choc de ton poing sur ma pommette. Tes mots souvent, c’est un coup de pied qui coupe le souffle. Et puis, tes mots, c’est les assassins de mon ego.
Alors tu peux me dire ce que je dois faire si ça t’amuse, moi de toute façon je n’en ferai qu’à ma tête. Je ne t’écoute pas, je prends un bain d’attention.

I need a fix ’cause i’m going down.

by lulasaysdotnet

Bim.

Somewhere along in the bitterness.

by lulasaysdotnet

La tête sous les draps, comme si ça allait faire disparaître les pensées. Comme les monstres sous le lit qui peuvent pas m’atteindre si je ne dépasse pas.

Bloquer ma respiration, pour que ça s’arrête ; un réflexe. Mais ça change rien, ça brûle les poumons.

Juste m’allonger et attendre. Que Morphée vienne péter la gueule à cette méditation nocturne forcée.

De toute façon pas d’autre solution, Eternal Sunshine, c’est de la fiction.

Shut up brain, you’re killing the heart.