Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: November, 2012

Tonight i lose my head.

by lulasaysdotnet

C’est toujours un peu n’importe quoi le vendredi. Il y a ce truc que n’ont pas les autres jours, un peu comme la langueur des dimanches aprem, un peu comme le réveil des lundis matins. Le vendredi, ça tape du pied. On écoute des aiguilles imaginaires, on regarde plus par la fenêtre que d’ordinaire, les enfants dans la cour de l’école en bas de la tour hurlent plus fort – je crois -, on est déjà un peu ailleurs, un peu partis.

J’aime pas cet engrenage parfait, huilé, graissé, réglé au millimètre, et qui dit this is how you must feel, this is how you must act, this is what you want.

C’est vendredi, devant les ascenseurs, A vient de demander à B ce qu’il va faire ce week end. La routine.

Le pire, c’est que : c’est vendredi, j’ai mon programme dans la tête à la demie heure près. Je suis pire qu’eux.

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Why so serious ?

by lulasaysdotnet

1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.

Hé t’as vu ? J’sais compter.

Oh et puis. Aussi. Surtout.

And then i blinked.

by lulasaysdotnet

C’est pas moi que j’croise dans les miroirs, j’sais pas où j’me suis rangée, j’me suis perdue dans l’bordel. J’ai jamais été la reine de l’organisation. Alors j’ai trouvé cette nana qui me ressemble suffisamment, j’l’ai mise debout et let’s go.

Elle a des notes que j’connais pas dans les oreilles, mes vêtements ne lui vont pas toujours, elle ne lit pas mes livres, et elle se moque de ma console. Parfois elle a envie de m’oublier complètement, de ne plus me ressembler, j’la vois essayer de s’éloigner. Et puis elle revient. Je sais bien, au fond, qu’elle a peur de me trahir.

J’lui dis moi, mais non, fonce, t’en fais pas pour moi. Mais. Pour ça c’est sûr elle est pareille que moi. Elle n’en fait qu’à sa tête.

Invisible.

by lulasaysdotnet

C’est complètement con, je sais, mais comme la plupart des gens – how original – regarder une étendue d’eau m’apaise. J’ai le souvenir d’heures entières passées assise devant la mer, plusieurs mers et plusieurs océans, plusieurs vents et plusieurs odeurs, devant des rivières, au bord des fleuves, des lacs, étangs, et même au bord d’un lavoir au fin fond d’une campagne perdue. En ce moment, je fais une obsession sur les bassins du château de Versailles, je crois que je ne vais pas tarder à y aller.

Ouais, aller faire flotter des bateaux en papier sur les bassins. Et me prendre une amende.

Whenever i’m alone with you…

Un jour j’l’ai vue j’ai tout d’suite su que…

by lulasaysdotnet

Quand j’étais petite je voulais pas retirer mes pansements, parce-que ça faisait mal, plus mal que la plaie elle-même. Alors je hurlais, je courrais dans tous les sens, et suppliais ma mère de me laisser ce pansement, aussi dégueulasse soit-il. Et il finissait par se décoller tout seul, souvent dans le bain, et il ne me restait qu’à frotter les dernières traces de colle sur ma peau.

J’ai un peu grandi depuis, mais si je retire d’un coup sec les sparadraps et puis voilà, ça pique, c’est fini, je suis toujours aussi butée. Peut-être même plus qu’avant.

D’une toute petite voix.

by lulasaysdotnet

J’ai mangé du Pink Floyd au petit déj’ et j’suis partie conquérir le monde, parce-que c’était sur ma to do list. Je sais pas trop c’que ça fout là dessus, mais bon, j’ai pas de gomme, alors c’est comme ça.

J’ai trouvé par hasard un bout de moi, qui trainait par terre. J’ai tiré dessus – comme je tire inévitablement sur les fils qui dépassent et qu’il ne faut pas tirer parce-que sinon on casse tout -, j’ai soufflé dessus pour virer la poussière, j’ai regardé ce bout, et puis voilà j’vais l’retaper un peu. Lui donner des couleurs, des occupations, comme un enfant un dimanche de pluie. J’vais lui donner des feutres et lui faire du thé, j’vais lui dire rentre pas trop tard, tiens toi droit, arrête de taper du pied et finis ton assiette.

Babysitter.

Combien de fleurs dans le vase.

by lulasaysdotnet

Tu vois c’moment où, au bord de l’eau, tu te dis je saute, je saute pas ? C’moment où c’est trop froid, où tu rentres centimètre par centimètre en retenant ton souffle. 

Tu vois dans les dessins animés quand le personnage se faisait choper par une plante carnivore à longues tentacules,  ou s’enfonçait dans les sables mouvants ?

Ben c’est pas ça.

Et puis j’aime pas bien les fleurs. 

Shutup. Just hold me.

Don’t you want me, Baby ?

by lulasaysdotnet

How exactly am i supposed to get confident if everytime i try all i get is a kick behind my knees ?

Parce qu’à force de m’écorcher les rotules, ma peau ne va plus prendre la peine de repousser.

Don’t you know it never lasts ?

by lulasaysdotnet

I can’t give it up
To someone else’s touch
Because I care too much.

I care too much.

I fuckin’ care too much.

Way too much.

Et puis j’m’en fous t’sais. De faire d’la merde. De toute façon j’ai payé les conséquences d’avance.

I saw your picture hanging on the back of my door.

by lulasaysdotnet

Ça devait pas s’passer comme ça putain. J’devais partir et ne plus y penser, partir et profiter. London Baby, merde !
Et puis nan hein, bien sûr que nan.
J’ai même plus envie d’envoyer ce dossier, j’ai toutes les excuses du monde. Maman les gens ils me font trop peur, et en plus on parle pas la même langue, il fait trop froid ici, c’est trop cher, ça va interrompre mes précieuses études et puis surtout, surtout, j’ai tout c’qu’il me faut à Paris. Maman si tu me mets pas dans l’avion tu sais je crois que je partirai jamais.

Je vais quand même envoyer ce dossier, histoire de pouvoir me regarder au moins en coin, puis quand il sera rejeté, je dirai “oh zut” en ne sachant plus si je suis soulagée ou déçue.

J’voudrais dire que la vérité c’est que je me fais dessus à l’idée de bouger mon cul, mais ça ne serait pas toute la vérité, rien que la vérité et dites je l’jure. Tu vois ?