Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: December, 2012

Can’t find the words to write this song.

by lulasaysdotnet

Je vis mille vies par jour, deux mille par nuit. Et je n’arrive à trouver dans aucune d’entre elle de quoi en raconter ne serait-ce que la moitié d’une.

Alors nuits blanches, jours trop courts. Je ne prends même pas le temps d’avoir froid. Allez, faut que j’y retourne. 

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Funambule entre les gratte-ciels.

by lulasaysdotnet

Je laisse les mirages me niquer.

Je remplis bien mon rôle, et même un peu aussi celui du voisin, s’il a pas l’temps, le pauvre. Je remplis bien mon temps. J’pars du travail tard dans le noir, la standardiste est à l’agonie sur son siège, plus que 10 minutes, ça va aller, je remballe à coups de poings dans la gueule mon White knight raté. Je mets des choses dans mes secondes. Des gens. Je remplis ma marionnette. J’ai aux lèvres le sourire grinçant des poupées effrayantes, mais mon rictus ne choque personne. Did you ever see my actual smile ? C’est pour ça. Jusqu’au bout je façade. Jusqu’à la fin de mes paupières. Quand il n’y a plus que ça qui me porte, plus qu’à suivre mes pieds jusqu’à demain. Laisser mes yeux, ma tête, un morceau de chair, sur la table de chevet.
Parfois je remplis tellement bien mon rôle que je me convaincs moi-même aussi. Parfois j’ai oublié. Plus que le personnage. J’ai des nouvelles baskets. Des ressorts sous les talons. Je bondis dans les escaliers. 17. Run Lola Run. J’ai mangé des barres d’euphorie. Putain mais qu’est ce qu’ils mettent dans la clim, sérieusement ? Am i high ?
Parfois j’ai mes identités secrètes. Mes Bruce Wayne, en moins classe. En moins. Parfois la carcasse se remplit. Un peu. Parfois je franchis la limite et je fais le tour du cadran. Je sombre je ne sais pas trop quand. Et demain… demain je serai qui alors ?

One way or another.

by lulasaysdotnet

– Mais, qu’est-ce que t’as toi aujourd’hui ?

Bah. Je suis de bonne humeur. Cherche pas. Moi non plus je sais pas. On a pas besoin d’avoir réponse à tout.

Parce-qu’on est égoïstes.

by lulasaysdotnet

I have to face it. J’aurai jamais de big bro’. J’aurai toujours mon connard de petit frère. Celui qui pète plus haut que son cul, celui qui en a rien à foutre de ma gueule, sauf quand il a besoin de, celui qui se permet de me juger. L’unique. Et rien à faire, j’aimerai toujours ce petit con, jusqu’à la dernière goutte de sang, toujours ce fil entre nous, celui dont j’ai prétendu mille fois qu’il n’existe pas, qu’il n’est que conventions, et que c’est pas parce-qu’on partage de l’adn qu’on a un lien, que c’est autre chose.
Ouais, si tu lui demandes, il te dira qu’il m’aime, je crois.
J’devrais m’en contenter et fermer ma gueule. J’devrais toujours fermer ma gueule.

by lulasaysdotnet

sphynx

The time of my life.

by lulasaysdotnet

Celle qui respire la première a perdu.

Moi, parfois, j’oublie de respirer. Je m’en rends compte quand ça commence à brûler dans mes poumons. Oh merde. Et j’inspire.

Cette fois c’est pas pareil. Cette fois je n’ai pas oublié. Cette fois je retiens ma respiration comme pour retenir le temps avec.

Ça marche pas. Qu’est ce que j’peux être conne…

Et puis dormir. C’est pas dormir qui me dérange, c’est me réveiller. Au détour d’un battement de coeur, désormais, tous les matins, toutes les nuits, toutes les fois, tous mes réveils n’en sont pas.

Dans les bras du singe mouton, je fermerai quand même les yeux.