Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: January, 2013

Lula ne fait pas que partir.

by lulasaysdotnet

Parfois, elle a du temps à tuer : http://lulasays.net/

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Quand est-ce qu’on arrive ?

by lulasaysdotnet

Non vraiment, quand est-ce que ça s’arrête ?

J’croyais que je me faisais pas d’illusions, que j’avais compris il y a un moment qu’on est dans la merde et que j’étais résignée à faire avec. Je refoulais mes penchants misanthropes – et seulement ceux là -, et essayait de me faire mon chemin entre les gouttes, le plus loin possible de toutes ces conneries. Don Quichotte et ses moulins, très peu pour moi, merci. C’est pas que je n’y croyais pas, c’est pas que je pensais qu’on est fous de se battre, c’est que j’ai très peur et très peu d’espoir, en règle générale.

Et puis là j’ai plus que ça en tête. Je n’ai plus peur, j’ai mal et, surtout, je suis en colère. Comme je l’ai jamais été je crois. Je suis tellement en colère. J’ai honte aussi, mais j’y reviendrai.
Au lieu de regarder mes pieds, dans le métro, dans la rue, je regarde les gens et je me dis “Et lui ? Et elle ?”. J’esquisse un sourire vers un enfant qui me dévisage, et je m’interromps, “Et ses parents ?”, presque horrifiée d’avoir voulu lui sourire. Je regarde mes collègues et je me demande. Je pense à ma famille – ceux pour qui je ne sais pas – et je me demande. Et j’ai une boule au ventre.
J’ai honte des mensonges – elle est où ma naissance libre, l’égalité de mes droits ? -, j’ai honte de vos sourires de requins et de votre étroitesse d’esprit. J’ai honte pour vos familles, qui se complaisent dans l’ignorance. J’ai honte pour vous, de vos arguments qui n’en sont pas. J’ai honte de votre hypocrisie. J’ai tellement honte. Et, une fois de plus, j’ai honte de mon pays, à m’en sentir coupable de l’aimer quand même.

Un jour ma mère m’a dit que la seule ambition qu’elle avait pour mon frère et moi, c’était qu’on soit heureux. Un autre jour elle m’a dit de faire attention à moi, elle m’a dit que l’amour faisait mal parfois, elle m’a dit de le chérir. Elle m’a surement dit un tas d’autres choses, en dépit de la rareté de nos discussions, mais moi j’ai retenu celles ci avant tout.

Mon père ne m’a rien dit du tout, mais il n’en avait pas besoin. Je savais. Je sais toujours d’ailleurs.

Mes parents sont pas des exs soixante huitards ultra libérés, mes grands-parents sont tout engoncés dans leurs principes un peu vieux jeu. Mais on s’aime. Je les aime. Je sais qu’ils m’aiment. Et c’est tout ce que j’ai appris. Et c’est tout ce dont j’avais besoin.

Ces derniers temps j’ai la haine.

Qui sont-ils pour juger ? Sont ils meilleurs que moi ? De quel droit décideraient ils pour moi, pour nous tous ?

J’ai 22 ans, je ne veux pas me marier demain, je ne veux pas d’enfant demain, soyons clairs. Je veux juste en avoir le droit. Si dans quelques années je veux mettre une robe et aller dire oui à des beaux yeux, si dans quelques années je veux voir ces beaux yeux sur un visage qui m’appellera Maman, ça ne vous regarde pas.

J’avais décidé de me laisser porter, de ne pas prêter attention à vos vociférations, à vos injures et à votre ignorance. Je vous aurais laissés tranquilles. Et ces déferlantes dans la gueule. J’ai la rage au bide, l’espoir quelque part et l’amour de mon côté. Je ne lâcherai pas.

Mêle toi de ton cul.

All is (so) full of hate.

by lulasaysdotnet

Le pire ce matin, c’était le soleil. Le soleil qui s’étalait dans le ciel bleu, qui donnait aux toits cette couleur que j’aime tant d’habitude, alors que dedans, j’avais encore des relents de tempête et d’ouragan. Comme si de rien n’était. Comme s’il avait pas fallu ces derniers temps que je me mure dans le silence, que je m’éloigne et que je brandisse le déni comme un bouclier.

ImageLe pire maintenant, c’est que je réalise que même la fuite à ses limites. J’me suis dit que j’étais trop négative, que le soleil ce matin, il était là comme au lendemain d’une catastrophe, comme le beau temps après la pluie, comme pour laver Paris de ce raz de marée dégueulasse, comme pour me faire me lever, comme pour me dire “allez ça va passer”. Et puis j’suis quand même glacée jusqu’à l’os, j’ai quand même envie d’vomir et / ou de hurler.

Build a wall of books.

 

No fun.

by lulasaysdotnet

Pleure. Ris. Cours, arrête toi. Pliée en deux. Je te déteste. Je vous déteste. J’vais te dire, je te vomis. Je me vomis. Je vomis. Et je pleure encore.
Le métal froid dans la nuque, le canon. Bullets. Épouse moi. Ça pue. Je t’aime. Laisse moi tranquille. Je vais dormir. Pourquoi pas un footing ?
Je vais crever. Maman. J’en ai rien à foutre. Mais tu crois quoi ? Que j’en ai rien à foutre ? Ne me touche pas. Ne me regarde même pas. Je. Hurle. Chut.
Tu m’écris. Elle ferme sa gueule. À moins que. À contrecoeur. Plus fort que moi. Touche moi. Va t’en. Where am i ?
Je sais pas. Je vais bien. Souris. When you finally figure out what it is you need. Je veux pas y aller. Pleure. Rage. Chut. Leave me alone. Je sais pas. J’ai pas l’temps. Oh tagueule.

Yep. This time of the month again.

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