Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: January, 2015

Late last night.

by lulasaysdotnet

I’m not fine. Really not fine.

Dans l’ensemble ça va, et puis en fait, au détour d’une phrase comme toutes les autres, une phrase banale, mes genoux me lâchent. Mes genoux me lâchent dans le ventre, dans les joues, derrière le coeur. Ça lâche comme un élastique qui pète et y a un éboulement à l’intérieur. Je sais pas si ça se voit de dehors, je crois que oui, parfois. “Arrête de penser” on me dit. Mais je pensais pas, j’ai juste glissé. J’me suis étalée lamentablement en dedans. J’ai glissé le long du mur. J’ai dû m’asseoir. C’est pas violent, juste soudain. C’est comme si mes organes avaient la tête qui tourne. “Attends, ouvre la fenêtre, j’me sens pas bien.”. Le vertige des entrailles. Dans l’ensemble ça va, et puis en fait non.

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Toi t’es trop belle pour moi.

by lulasaysdotnet

I was never any good at love. It all started with my mother, who couldn’t love the beautiful, clever and funny little girl I was. Needless to say it fucked me up. And after that it went worse and worse. And worse.

I love too much, too hard, too many people, but still not enough.
I love but I am not loved. Never.

I love like nobody else and I need to be loved like I love, but I can’t love myself.

Je suis pas une meuf dont on tombe amoureux. Je suis pas une héroïne, une rock star, un diamant. Je suis un second rôle, une choriste, un galet. Je sais pas tenir la distance. Il y a forcément un moment où tu comprends la supercherie, la fraude. Je fais pas exprès, j’te jure, je fais de mon mieux, j’ai tout essayé. J’ai essayé de me déguiser, c’était nul. J’ai essayé d’être brute, c’était nul. J’ai essayé de changer, j’ai pas réussi et c’était nul.
C’est pas grave, je l’ai déjà dit cent fois que c’était pas grave, que c’était normal, que vraiment, c’était pas grave, que j’avais presque l’habitude à force. Je dis presque parce qu’on peut jamais s’y faire au fond en fait. C’est pas grave, mais c’est pas indolore, pas invisible. Certainement pas indolore.
Et puis les cicatrices ? Eh ben y en a eu d’autres avant, y en aura d’autres.

Fais pas cette tête.
C’est pas ta faute.
C’est peut être pas la mienne non plus, au départ. Mais c’est sûrement pas la tienne. Me regarde pas comme ça. Je te regarde comme je veux moi, tu viens de me briser le coeur encore un peu plus. Mais c’est pas grave.

Je sais, je savais. Depuis le début, depuis avant. S’il y a jamais une seule chose que je devrais savoir, c’est celle ci.
Ça finira mal, je l’avais dit.
Mais c’est pas grave.

Il paraît que si je m’aimais moi même, ça résoudrait bien des choses. Si je montrais la voie.
Peut être. J’ai essayé pourtant.
Mais je dois le reconnaître, je suis pas une fille dont on tombe amoureux. Je soulève pas les coeurs, retourne pas les têtes. Ou alors cinq minutes. Ou avec 3 grammes. Ou les deux.

Et au bout de quelques pages tu te rends compte que je suis un second rôle – parfois une figurante, non créditée. C’est pas grave. Moi non plus je l’aime pas mon bouquin. Je préfère le tien. Dommage que je sois pas dedans.

Yesterday I got so scared I shivered like a child.

by lulasaysdotnet

Je sais que c’est la Lune. J’espère que c’est la Lune. Je rentre en mode panique là. J’ai trop chaud, j’ai trop peur, j’ai pas assez sommeil. Je rentre en mode panique et je me vexe. Comme une enfant je me vexe, je me fâche, je suis jalouse. À m’en consumer je suis jalouse. Sans raison, je crois, je suis jalouse. C’est la Lune qui réveille ce monstre, qui me chuchote à l’oreille des horreurs, qui me glisse devant les yeux des atrocités, qui me remplit la tête, le coeur, la bouche et le ventre de bile. Ou de sang, du coup. C’est la Lune qui réveille ce volcan que j’avais endormi pourtant.

Ou alors c’est pas Elle ? C’est pas Elle et ça va pas passe dans quelques jours. C’est pas Elle, et c’est moi, et qu’est ce que je croyais ?

Le problème quand j’ai peur, c’est que je fais partie des pétrifiés. Je pourrais, (je devrais ?) agir, fuir, combattre, enfin faire quelque chose tu vois, mais non, je reste plantée là, je ne fais rien, ne dis rien, je ne peux pas parler, encore moins crier, surtout pas bouger, jamais courir. Je reste là, à me décomposer, à risquer tous les maux, à laisser les raz-de-marrées m’atteindre.

Dans 3 mois jour pour jour, et je les regarde passer, impassible – ou comme je me plais à le croire -, en pensant tout au fond “well, shit”.