Lula elle est partie.

Ça finira mal.

What you can’t have you can’t resist.

by lulasaysdotnet

“Nan mais regarde autour de toi, tu peux avoir n’importe qui”. 

Le problème, c’est que je ne veux pas n’importe qui. Je te veux toi. Et même ça j’en suis pas sûre tu sais.

J’me rappelle plus comment ça fait. Je crois. Je crois que j’aimais bien ça, même si je me rappelle que de la douleur, du noir, du sombre, et des litres et des tonnes de tourments que ça m’a valu. Je crois que j’ai aimé ça, aimer. Ouais je crois.

Si jamais j’ai aimé en fait. Mais je m’égare.

J’me rappelle plus comment ça fait, et je vais certainement pas m’y laisser prendre à nouveau. Certainement pas aussi vite.

Mais. Mais je passe mes journées à penser qu’à toi. J’ai envie d’te parler. J’ai envie d’te voir. Ça a fait un bruit de fer rouillé dans moi quand j’ai vu ton nom sur mon écran.

J’ai envie d’te voir. Et puis ça, ça non plus j’me rappelais pas comment ça faisait. J’ai envie d’te voir et je te le dis pas. Je te le dirai pas.

Parce que peut être que toi, t’as pas envie. Probablement même, que t’as pas envie. Parce que je veux pas te l’entendre dire. Parce que même si t’avais un peu envie,hypothétiquement, et puis qu’on se voyait, ben y a tout pour dire que c’est pas une bonne idée.

J’me rappelle pas comment ça fait mais j’me rappelle comment ça commence, puis comment ça finit. Ça finit mal.

Tu sais je suis jamais tombée amoureuse“. Je peux pas t’aider là. J’ai pas envie d’être ton cobaye, puis ton futur échec.

Je te vois venir. De bien trop loin. Je te vois venir me démolir, et aussi volontaire que je sois, j’peux pas m’laisser faire sans rien dire. Il reste plus assez de moi à démolir. Passe ton chemin, fais quelque chose.

Allez je vais fermer les yeux, et tu seras plus là, dans la rétine. 1,2,3.

Advertisements

Vol de nuit

by lulasaysdotnet

C’est désertique ici, y a plus personne. Même plus moi.

J’ai fait c’que j’avais dit depuis le début, je suis partie, et on trouve que ça m’a plutôt réussi jusqu’à présent. Je sais pas trop à quoi ça tient, si c’est les gens, la ville, le quotidien que j’essaye de pas foutre en l’air, pour de vrai, pour la première fois, ou un peu de tout mélangé. J’en suis pas au sans-faute complet mais je me tiens dans les rails,et ça me coûte même pas trop d’efforts. Ça fait des mois que Darkness my old friend m’a pas rendu visite, est pas venue se coller sous ma peau pour m’empêcher de respirer, sortir du lit, agir normalement, vivre. Et ça libère. Bon c’est clair que l’euphorie des premières semaines est passée, mais elle a pas laissé la place à une chute lente et toujours plus profonde, et ça, c’est franchement un fucking miracle. La routine me pèse pas, faut dire que j’en ai pas vraiment non plus, j’fais toujours pas ce que j’avais prévu, je tiens toujours pas mes promesses à moi même, mais quand même. Est-ce que tu t’rends compte à quel point c’est énorme pour moi ? J’ai pas loupé de jour de boulot parce que je pouvais pas décoller mon cul d’une chambre sombre sans faire de crise de panique. J’ai d’ailleurs pas fait de crise depuis que je suis là. J’ai presque pas pleuré non plus.

J’ai quand même un peu besoin de vacances bientôt.

Heaven is a place on Earth with you.

by lulasaysdotnet

Paraît que tout est dans la tête, que c’est une question d’esprit, avant tout. Alors j’essaye. Parce qu’à un moment, je crois qu’on est prêt à tout essayer. Les médecines alternatives.

Alors merci. Je sais pas à qui mais merci.

Merci pour le bout du monde que j’avais rêvé et que j’ai atteint. Merci pour la lumière le soir. Merci pour le thé glacé. Pour l’odeur de la pluie. Pour mon vieux vélo rouillé qui a tellement de style. Pour la musique. Merci pour les fous rires. Putain ouais les fous rires. Merci pour le futur aussi. Parce que le futur ça veut dire encore plein de choses qui vaudront la peine de dire merci. Merci les soirs d’été. Merci pour les dimanches d’hiver. Merci pour ma couette. Merci pour les livres, les tonnes et les tonnes de livres. Merci pour Internet.

Putain ça marche.

Merci pour le passé, parce que c’est les souvenirs et les leçons. Merci pour Eux. Merci pour moi.

Putain ça marche.

My happy little pill, take me away, dry me eyes, give color to my skies.

by lulasaysdotnet

Bonjour, je suis Lula, et je suis beaucoup trop modeste pour vous dire ce qui me rend vraiment spéciale.

Tu crois que je te vois pas me mettre sur ce piédestal ? Fais pas ça, tu vas t’faire mal. Je suis tellement pas spéciale que le jour où tu comprendras ça va t’écoeurer. Tu peux leur demander si tu veux, elles te le diront. “Lula ? C’est une des personnes les plus importantes de ma vie. Si elle est spéciale ? Non pas vraiment. Elle est pas assez folle.” C’est parce que c’est pas être fou d’être fucked up. Et puis j’suis trop timide, pas assez spontanée, j’suis pas une aventurière, j’suis discrète, on m’entend pas, parfois même on me voit pas. Vraiment, fais pas ça. J’suis une connasse en plus. J’te garde sous l’coude, tu t’en rends pas compte ? Il se passera jamais rien de plus. Toi non plus t’es pas assez folle. T’es trop gentille. Faut m’résister, sinon je me désintéresse. Si c’est complètement con ? Oui, sans doute.

Qu’est c’que c’est que cette couleur de cheveux ? Et toute cette énergie, pourquoi tu souris autant ? Pourquoi manifester autant d’amour ? Pourquoi tu parles de ce que tu ressens ? Pourquoi tu danses ? Pourquoi tu chantes ? Qu’est ce que tu caches ? Il est où l’piège ? Pourquoi t’es si belle ?

Damn. Viens on va prendre un verre. J’suis pas très folle mais toi tu l’es complètement.

Where no one knows my name.

by lulasaysdotnet

Je m’ennuie. J’ai secoué un peu un arbre, fait tomber quelques fruits, et puis ça m’emmerde en fait. Moi les fruits qui tombent de l’arbre quand tu l’effleures ils me m’intéressent pas. Ils sont souvent trop sucrés, trop mûrs, trop facile. Puis ma mère m’a appris de pas mettre dans ma bouche des choses qui ont trainé par terre.

Enfin non, ça c’est pas vrai, si ma mère m’a pas appris ça. Ma mère m’a tout désappris d’ailleurs. She’s the reason why. Enfin bref. Les fruits.

Moi je les préfère pas très mûrs. Acides. Fermes. J’aime me péter la mâchoire dessus. J’aime grimacer à leur goût borderline. J’aime encore plus quand je sais que j’vais en avoir des crampes d’estomac, pas en dormir.

Les putains de fruits me mettent dans tous mes états. J’ai décidé d’arrêter, c’est surement mieux pour ma santé. 

Tu m’crois ?

Si tu me quittes j’me quitte avec.

by lulasaysdotnet

Je te préviens, La Vie, si tu me la prends elle aussi, si tu me l’amoches encore, c’est fini entre nous.

Elle ou Elle d’ailleurs, c’est valable pour les deux. C’est valable pour tous ceux qui habitent une petite place dans un coin du palpitant en fait, mais c’est surtout d’Elle que je te parlais.

Ouais Elle m’en a fait voir de toutes les couleurs. Ouais Elle m’a montré mes limites, Elle les a dépassées, sans scrupules, peut-être sans regrets, je n’sais pas ça. Ouais Elle m’a piétinée, détruire, démolie, humiliée, déchirée, et j’en passe (sinon on est là pour la nuit). Ouais Elle m’a laissé quelques unes de mes plus grosses cicatrices et même certaines plaies qui font plus que se réouvrir. Ouais j’avais juré de jamais y revenir, j’ai juré cent fois, peut-être plus.

Mais.

Y a personne d’autre au monde que j’ai aimé comme ça. Et tant pis si c’est parce qu’Elle a brisé l’moule.

Y a personne d’autre au monde qui me connait comme ça. Et tant pis si c’est toujours pas autant que je voudrais.

Y a personne d’autre au monde, parfois. Parfois y a plus qu’Elle. Aussi loin, aussi tout c’que tu veux.

J’sais bien, La Vie, qu’on est pas faites pour te passer ensemble, mais si tu la laisses pas te passer tout court, c’est moi aussi que tu dégages. Alors reste tranquille, ok ?

You could hold the secrets that save me from myself.

by lulasaysdotnet

You make my heart, lungs and stomach melt and I hate it.

I hate it because I’m pretty sure I can’t do that to you. To anyone.

Et puis ça désaligne mes planètes. Ça osbcurcit mon big blue sky. Et toi t’illumines un peu trop le reste. Je ferme les yeux, je veux pas voir ça. Je veux pas voir comme t’es belle. Élégante. Délicate. Naturelle. Je veux pas entendre comme t’es drôle, intelligente, sensible. Je veux pas trouver ton sale caractère mignon, je veux pas comprendre ce que tu penses sans que tu le dises. Je ferme les yeux, je regarde ailleurs.

Je regarde ailleurs et ça n’accroche pas mon regard. Y a comme une ancre qui me retient déjà un peu ailleurs.

“T’es une caricature de toi-même.” on m’a dit. Pire.

by lulasaysdotnet

Il semblerait que je ne réagisse pas bien au stress. Crises de larmes, crises d’angoisse qui s’alternent, entrecoupées d’hilarité et d’euphorie non justifiées et d’une irritabilité décuplée. Et puis comme d’habitude, je suis pétrifiée de trouille et je ne remue plus un orteil jusqu’à ce que l’instinct de survie kicks in.

Faudrait que je pense à essayer autrement un de ces jours.

Hopefully, dimanche je serai au bout du monde. I (almost) did it.

**** is more than just a game.

by lulasaysdotnet

J’ai pleuré tout à l’heure parce que le ciel était très bleu. Je crois que je suis au bord du vide. Que je m’y ballade dangereusement, comme d’habitude en fait, mais peut-être avec un peu plus de vent.

“Si tu l’arraches, il meurt. Le lierre, soit il s’attache, soit il meurt.

– Eh comme toi !”

Oui… Comme moi. Et tant pis si c’est ça ma croix. Je préfère devoir toujours aimer que ne jamais pouvoir. Je préfère les passions éphémères, les amours pour la vie, les idylles de week-end, le romantisme de collégienne, les dizaines de milliers de morceaux de mon coeur, les tonnes de colle, scotch, ficelle pour le rafistoler, les litres d’alcool pour le noyer, les tonneaux de larmes, les heures d’insomnies, et tous ces pixels qui défilent.

Je préfère n’être plus qu’amour, en offrir à qui voudra bien. Je préfère. J’en déborde encore et toujours, au fond c’est la seule chose qui est inépuisable chez moi. C’est ce que je fais le mieux.

Party girls don’t get hurt.

by lulasaysdotnet

“Je comprends pas comment t’arrives à faire comme si de rien n’était et à continuer.”
Easy : je ne prétendais pas, je ne jouais pas. J’y étais vraiment. Jusqu’au cou. Jusqu’à la moelle.
Et je m’en sors pas, putain.

Je comprends pas comment vous pouvez tout oublier quand moi tout me marque comme au fer rouge. Je n’oublie jamais. Rien. Je tire un trait, je laisse tomber, mais j’oublie pas une seule seconde. I loved you once, I always will, in a way.

Je sais que c’est moi qui déconne, enfin je crois. La noyade.

Plus que 43 jours en apnée.