Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: March, 2011

Family portrait

by lulasaysdotnet

We look pretty happy.
Mon petit frère a plus de couilles de moi. Ouais, obviously. Mais j’me comprends.
He was never the shy one. S’il crée l’illusion pour le boulot, comme moi, parce-que c’est un glandeur né, un petit con, comme moi, lui il ne le fait pas dans d’autres contextes. Il est superficiel, il est puéril, mon frère est une petite pouf, mais il se prend en main.

Il a eu les couilles de dire “stop”. Pas moi. But i keep pretending. I’m the one who’s supposed to care for him. J’suis là pour lui mais putain il est plus fort que moi.

Little brother i’m watching you. It keeps me from looking on my own life.

– Posted using BlogPress from my iPhone

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What a lovely way to burn.

by lulasaysdotnet

 

Ma vie ressemble à un mauvais film français, d’errances en clichés, en poésie perdue ça et là, en pathétique dégoulinant, en comique de répétition. Elle ressemble à toutes les autres, à toutes les vies ordinaires.

 

Ma vie ne ressemble à rien. Mais vous non plus. Nous non plus. Eux non plus. Rien ne ressemble à rien.

 

Je marche, je marche, je marche. Je déambule. Je fais des kilomètres. J’ai arpenté tous les endroits qui me parlent. Beaucoup trop ces derniers temps, et je suis lasse de chercher pendant des heures et des heures des trucs dans ma tête, derrière mes pas. Je sais même pas ce que je cherche, je sais même pas si je cherche. De Bastille au Luxembourg, de Saint Paul à Opéra, des quais de Seine dans tous les sens aux passages piétons sans regarder, je ne trouve rien.

J’ai plus envie d’marcher, pas envie de haïr ces lieux que j’aime. C’est ptêt pour ça que je suis pas encore allée à Montmartre. J’ai besoin du sommet d’une montagne. Ou de la mer.

 

J’appelle ma mère et j’ose lui dire que ça ne va pas. Réponse: « Moi non plus ». I’m about to lose control and i think i like it.

 

Ma vie ressemble à un mauvais film français, mais je préfère ça à un blockbuster.

Tant pis si j’empeste la trouille et le tabac

by lulasaysdotnet

Nothing less to say.

… Pour le moment.

Sur la corde sensible.

by lulasaysdotnet

 

Je sais jamais quoi dire aux autres. Je sais jamais quoi dire des autres. Parce-que j’ai cette manie de pas trouver les mots justes, de ne pas les connaître, et quand je n’ai pas les mots, en substituer d’autres je trouve que ça ne suffit pas. J’aurais jamais cru que les mots me trahiraient, mais si, c’est les premiers à le faire – et pas les derniers, mais ce n’est pas le sujet.

J’voudrais pouvoir dire assez, pouvoir dire juste, pouvoir dire tout. Et je ne dis rien. Je dis « je », parce-que si le mot qui parle de moi n’est pas le bon, c’est pas grave, moi je sais.

Je dis rien d’autre. Je ne demande rien d’autre non plus parce-que les réponses qu’on me donne me pétrifient. J’ai l’air encore plus débile parce-que je ne réagis pas. J’ai l’air de ne pas réagir. J’ai l’air de m’en foutre, j’suis sûre qu’on pense que je m’en fous. Mais pas du tout. Juste, qu’est ce que tu veux dire ? Une bombe est tombée sur nos têtes, on est encore debout, mais une bombe est tombée, et je sais pas quoi ajouter. J’ai l’air de pas vouloir savoir, j’ai l’air de pas vouloir connaître.

J’ai l’air égoïste.

Mais je veux pas tout pour moi, j’veux rien du tout. C’est comme si sans m’laisser la notice, on venait d’me larguer sur Terre. Je ne sais pas quoi faire, où aller, quoi dire, quoi penser, je ne sais rien. Je sais juste que je ne suis pas comme on peut me percevoir.

J’voudrais me mettre des baffes, mais là encore, j’crois que ça changerait rien.

 

J’voudrais parler de toi, d’elle, d’elles, d’eux, des autres, mais j’saurais pas quoi dire. Les seuls mots qui me parlent parfois, ils ont déjà été dits. J’voudrais hurler, savoir si tu comprends, si t’as compris, savoir quel effet ça fait.

Je ne dis rien aussi pour ne pas mentir.

 

Mais si j’devais dire la vérité: je ne sais pas.

Qui s’excuse, s’accuse.

by lulasaysdotnet

Et bah alors j’accuse.

Je m’accuse d’être moi, de vivre ma vie comme je la vis, si je la vis – mais c’est une question de point de vue.

Je m’accuse de tout, mais je n’ai pas envie de faire mon procès, il viendra bien assez tôt. Il vient déjà. C’est fini de regarder les conséquences passer en pensant « Oh, bah finalement ça va, je m’en sors bien ». J’accuse. Et j’assume. J’ai plus qu’à fermer ma gueule. Me reprendre en main je ne sais pas, fermer ma gueule oui.

 

Si je me fréquentais, l’envie de me mettre des baffes me démangerait.

Pick one.

by lulasaysdotnet

(Oui, je me tutoies)

Tu voulais écrire sur la maternité, le pourquoi du comment d’avoir des gosses, le cordon ombilical, la relation avec ta mère, ta relation aux enfants, tout ça. Tu voulais dire en gros que tu savais pas trop bien pourquoi on voulait avoir des gosses, que pour toi on était tous le fruit d’une belle illusion sur un soi disant acte d’amour blablabla, ou tout simplement un accident de banquette arrière. Tu voulais dire « No i don’t want kids, they cry at night, they smell so bad », mais que peut-être un jour tu changerais d’avis et t’en voudrais un, que peut-être un jour tu serais égoïste à ton tour, et ce qui sera so bad c’est ton envie de petits bras qui t’enlacent et qui s’accrochent à toi, rien qu’à toi, ton prétexte pour vouloir voir ses yeux dans un autre être, ton prétexte pour donner un sens à ta vie.

Et puis non.

Alors t’as demandé des suggestions. (Je ne me tutoies plus, c’est contraignant)

Écrire sur la rupture. Facile. En un mot. Crac. C’est même pas un mot. Parce-qu’en fait il y en a beaucoup trop, et que je les ai déjà eus. Je les ai déjà vécus, j’en ai déjà assez parlé pour le moment. Et puis honnêtement, là, j’ai pas envie d’en parler. De vous en parler. D’en parler à qui que ce soit.
Je me censure.

Écrire sur la censure, sur l’auto-censure. Déjà fait aussi. Déjà vécu encore. Par totale omission ou par sous entendus – que souvent je suis la seule à entendre en fait – je me censure sans arrêt. Et je ne suis pas la seule. Et ça ne changera pas. Mais oui là aussi c’est à toi que je parle.

Écrire sur l’humour. C’est pas que je n’en aie pas. Enfin je crois. Il est peut-être particulier. Moi je suis plutôt cynisme et sarcasmes que blagues salaces et rires gras. Je suis plutôt humour noir que blagues de Toto. Je suis blagues pas drôles aussi. C’est un type qui rentre dans un café et plouf.
Et les clowns ça me fait pas rire, ça me fait flipper ma race.

J’suis pas toujours très drôle mais j’essaye de rire encore. Je sais pas si on peut rire de tout. J’voudrais dire que oui mais j’risque de te gifler si tu ris de moi. « Femme qui rit à moitié dans ton lit ». C’est des conneries de mâle pour se rassurer, mais ça me fait marrer. Qu’est ce que tu veux faire d’une moitié de femme, hum ? Ah, c’était pas marrant ? Soit.

Écrire sur le sexe.

Attention, le contenu de cette page est potentiellement choquant pour la sensibilité des plus jeunes. Aussi veuillez confirmer que vous êtes old enough to continuer.

Non mais sérieusement, tant que t’es pas mon petit frère qui est définitivement trop jeune pour ça, je me fous de l’âge que tu peux avoir… Non mais si t’as 12 ans t’as rien à foutre sur le net à lire le blog bizarre d’une lesbienne perdue. Je m’égare. Qui a dit que j’évitais le sujet ?
Ah c’est moi. Oui j’évite le sujet. J’suis impressionnable. C’pour ça.

Écrire sur la vie. Je vous invite à vous reporter au paragraphe concernant les enfants. Ma big bang theory viendra peut-être en temps voulu, mais là j’ai la flemme. Non je n’ai pourtant rien d’autre à faire. C’est ça ma vie. C’est rien.

Quant à la reproduction des baleines bleues, je vous suggère ceci, qui saura vous informer bien mieux que moi. Et en fait, pour tout le reste, Google ne saurait être que mieux indiqué pour vous renseigner.
Moi j’suis partie.

It’s not random.

by lulasaysdotnet

 

Écrire, c’est sauver sa peau. Je ne sais pas de quoi je sauve ma peau, de moi, de vous, du monde, du temps qu’il fait, de tout, de rien, peu importe, de toute façon je ne sais même pas si je sauve vraiment ma peau. J’aime juste cette phrase. Faudrait arrêter de toujours vouloir savoir pourquoi, de toujours vouloir comprendre. À 3 ans, vouloir savoir pourquoi le ciel est bleu, c’est mignon. À 20 ans, chercher à comprendre pourquoi ci, pourquoi ça, pourquoi ça fait mal à la gueule, pourquoi je fronce les sourcils, pourquoi y a pas que le vent qui fait pleurer, ça devient lassant.
Alors j’écris, et si je sauve ma peau comme ça tant mieux, tant pis, whatever.

J’voulais. Finir cette phrase.

L’exil au final ça donne toujours le même résultat avec moi. J’ai envie de me défoncer la tronche. Après un bol d’air pur j’ai besoin de pollution, après le silence j’voudrais m’éclater les tympans et sentir mon coeur battre sur des basses, après avoir vu l’étendue de vide autour de moi j’ai envie d’à peine pourvoir distinguer mes pieds.

Alors que toute la planète a les yeux braqués successivement sur la Lybie ou sur le Japon, moi c’est tout juste si je sais ce qu’il s’y passe. J’en ai complètement rien à foutre. Je regarde Misfits. Et Skins. Et Glee. Et puis j’atteins les sommets du hype en allant finir ma soirée à l’étage d’un garage rempli d’araignées, avec 24 bières pour 4, le plus gros tox’ de la région dans les rangs, une pizza et de la musique de merde.

Come on, let’s get high, it’s Picardie.

Je m’embrouille avec mes nerfs.

by lulasaysdotnet

J’ai pris un chat pour ne plus parler toute seule je crois. Pour pas me sentir folle. Du coup j’lui dis qu’il est beau, de se pousser, qu’il m’énerve, de venir, de se taire, je lui dis « miaou ». Je ne suis pas folle, je suis pire. Je crois aussi que je ne suis pas qu’une.

J. dit qu’elle n’est pas toute seule, mais que c’est elle qui commande. Moi, je ne pense même pas. J’veux dire, y a des trucs que j’ferais pas comme ça, et que pourtant je fais. Je sais, j’suis pas claire. Et puis y a les trucs que j’fais pas, alors que je devrais, alors que je voudrais. Mais ça, j’ai toujours pensé que j’étais sûrement pas la seule à le faire. Enfin à ne pas le faire. Et quand je dis « pas la seule », je veux dire que d’autres personnes le font sûrement, pas que mes autres moi le font. Oui, c’est toujours comme ça dans la tête. Même pire, mais j’ai encore pas trouvé comment faire pour écrire plusieurs trucs en même temps. Alors là c’est le bordel, mais c’est rien. Tu vois que d’habitude je fais des efforts pour être compréhensible. Est-ce-que c’est ça qu’il faut faire, pour montrer qu’on fait des efforts ? Arrêter de les faire le temps qu’on voie ? Non parce-que, j’trouve ça nul. D’être nul pour montrer que parfois on est bien. J’aime le contraste, pas la connerie. J’aime le clair obscur, pas les pulsions et autres gouffres de l’esprit.

Finalement c’est pas plus mal que j’aie pas fait psycho, je serais devenue folle. Ah non. Je me serais rendue compte que je le suis. Ah non. J’aurais voulu y remédier.

Des jours de panique totale et d’autres où tout est normal. Mais ceux là sont plus rares déjà. Ils sont pire que rares. Ils sont légendaires. Ouais, comme certains pokemons.

J’aime bien m’cacher derrière ma gameboy. Geeky girl. J’aime bien m’cacher derrière mes cheveux. J’aime bien me planquer, j’aime bien qu’on m’foute la paix, qu’on m’regarde pas, qu’on ne me parle pas. Mais j’aime pas qu’on m’ignore.
J’aime pas qu’on me connaisse, j’aime pas qu’on m’comprenne pas. J’peux même pas être d’accord avec moi-même.

Ça doit être pour ça qu’parfois, j’voudrais disparaître. Pour m’éloigner de moi. J’suis self-nocive.
Allez, let’s go back to boredom reality.

Je ne suis pas lesbienne.

by lulasaysdotnet

Pas que.
Et pourtant.

Je parle gay. Je dors gay. Je respire gay. Je pense gay. Je vois gay. J’aime gay. Je vis gay.

Jusqu’à saturation. Y a comme des rainbow flags qui s’envolent sur mon passage. J’l’ai pas fait exprès.

 

Je voulais pas de ça, je voulais pas que ça soit mon identité, je voulais pas que c’qu’il se passe au fond d’mon ventre à cause des filles devienne un truc représentatif de ma personnalité. J’pense que je trouvais que ça regardais que moi, mon ventre, et la fille qui le retournait… et quelque part ça ne regarde toujours que moi, mon ventre et cette fille. Mais j’ai eu besoin qu’on le comprenne. Plus que l’on ne l’accepte je veux dire.

 

Ça été plus fort que moi, j’suis devenue un gros stéréotype. Et je le vis mal. C’est réducteur.

I was tiny enough…

 

You were always singing along.

by lulasaysdotnet

J’arrive pas à me souvenir où je suis tombée, où j’ai perdu le fil. C’est pas comme quand tu te plantes dans les paroles d’une chanson, c’est pas comme quand tu rates ta correspondance, c’est pas comme quand tu fais une erreur. J’ai perdu le fil, mais j’ai continué d’avancer sur la corde. Sauf qu’elle était plus là. Et puis le vide sous mes pieds quand j’ai baissé les yeux.

Y a toujours une corde de secours, un baudrier, un truc comme ça, ‘fin une sécurité quoi, mais j’ai l’vertige, et puis c’est pas très confortable comme position. Faudrait tirer le signal d’alarme, promis, je t’insulterai pas.

J’vais aller au milieu de nulle part et hurler, voir si ça peut faire du bien. J’vais respirer de l’air frais par litres (ouais, par litres). J’vais écrire, composer, geeker, faire quelque chose. J’vais courir à me péter le genou à nouveau, ‘fin j’sais pas, j’vais faire un truc, j’vais faire rebattre mon coeur.

En attendant j’vais peut-être arrêter d’écrire des trucs comme ça, parce-que je crois qu’à part ça, tout va bien, et j’en ai marre de me plaindre. J’vais aller passer ma soutenance de Projet Tuteuré. Ouais, dans 2 heures. Non, j’ai pas forcément travaillé.

Vivement juin, que les coquelicots arrivent.