Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: July, 2014

On attendra l’hiver.

by lulasaysdotnet

I love playing with fire.
Il fait beaucoup trop chaud. C’est beaucoup trop compliqué. Je sais pas si j’ai l’envie, le temps, l’énergie.
À qui tu veux faire croire ça ? T’es dedans jusqu’au cou. Oui, mais il fait vraiment trop chaud.
Il fera moins chaud au bord de la mer. Et y aura pas d’autres flammes que celles des feux de camps, pas d’autres lumières que celles des phares, pas d’autres vagues non plus.
Il fera moins chaud en septembre, et puis en hiver.
On sera plus sérieux, on aura moins dix-sept ans. On aura moins soif. On s’habillera plus, moins court, on se montrera moins. On regardera moins.

Le danger de tomber amoureux en hiver. Tu parles, essaye en été, on en reparle.

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I used to bite my tongue and hold my breath.

by lulasaysdotnet

Sortie de la douche, la sérénité, un regard sur mon poignet, l’arrêt cardiaque. Puis la panique, les recherches, partout, encore partout, refouler les larmes une première fois, demander de l’aide. T’as regardé sous le lit, dans la piscine, dans la cuisine, la salle de bains, le jardin, les fucking vignes, tout le département ? Tu l’as vu quand la dernière fois ? Oui, oui, cent fois. Je sais pas, je sais plus. Refouler les larmes une deuxième fois. La crise de nerfs. Se rendre.

Everything happens for a reason.

“Pourquoi tu fais la gueule ?
– C’est maintenant que tu t’en rends compte ?
– Non, ça fait 3 heures que tu fais la gueule, c’est maintenant que ça me saoule. Donc, pourquoi tu fais la gueule ?
– Parce que tu fais que des reproches.”

J’me suis pas rendue compte, excuse moi. T’arrêtes de faire la gueule ?
Me faire chier. Je pensais plus que c’était possible. J’avais oublié. Me faire peur. Tu veux que je te dise ? I’m scared shitless.

“Elle a aimé le week end… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie…
– Tu vas confier toutes mes émotions au hasard des pétales ?
– Oui. Elles répondent, elles…
– T’as intérêt à faire le stock de marguerites.”

Ou tu peux continuer de me demander jusqu’à ce que les mots se décoincent de ma gorge. Tu peux continuer à essayer de lire dans mes pensées.

“T’as regardé derrière le lit ?
– Oui. Laisse tomber, j’ai regardé partout j’te dis. Il peut être n’importe où.”

Le soir même, de retour à Paris.
“Allô ? Dis t’avais vachement bien regardé. Je te le poste demain…”

Everything happens for a reason.

Est-ce que tu lis mes titres anyway ?

by lulasaysdotnet

Humeur bizarre aujourd’hui. Un peu entre deux, ni mauvaise, ni bonne, juste bizarre. L’humeur moite d’un début de soirée, le dimanche, où t’as rien fait de ta journée, de ton week end, et que, même si tu as des excuses, au fond tu sais très bien qu’elles ne sont pas vraiment valables. Tu sais qu’on ne va rien te dire, mais toi tu t’en veux un peu. Tu sais bien que le fait d’avoir un genou en moins ne t’empêche pas d’avancer sur ton mémoire. Que t’aurais très bien pu prendre une douche aussi. Même faire la vaisselle, on a pas besoin de marcher pour faire la vaisselle.

Demain on te demandera “T’as passé un bon week end ?” et on te parlera de barbecue, de cinéma, d’expos, de balades en vélo. Toi t’auras traîné sur ton canapé, commencé plusieurs livres, regardé les nuages dehors, envoyé des tonnes de sms.

Il y a au moins 20 personnes qui viennent d’arriver chez les voisins, au dessus de ta tête c’est la guerre. Un régiment sur le parquet qui craque de ton immeuble mal isolé. T’en as marre de ces cons. Tu mets la musique plus fort. Pink Floyd. T’as 17 ans encore, toujours. D’un coup t’as envie de fumer.

Il est peut être pas trop tard pour te bouger…

You know nothing.

by lulasaysdotnet

“Tu dis rien, tu dis jamais rien. Et moi je parle tout le temps.”

Tu sais, faut pas croire qu’on a toujours besoin d’éviter le silence, c’est essentiel le silence. D’ailleurs, le silence parle bien plus que tous les mots que je pourrais trouver. Si je ne dis rien, c’est qu’il n’y a rien à dire. Parfois parce que je l’ai déjà dit. J’ai horreur de répéter. Les mots qu’on a trop dit perdent leur sens et leur saveur. Les merci sans gratitude, les bonjour poli, les autres. Surtout les autres.

Le silence ne ment pas. Pas vraiment. Tu peux choisir de croire ce que tu veux d’un silence, mais il n’aura pas menti. Tu te seras menti à toi même. T’inquiète pas, tout l’monde fait ça, tout l’temps. C’est pas grave, il faut juste ouvrir les yeux au bout d’un moment, un jour. Tu te diras “je le savais depuis le début”, ça fera un peu mal, tu te diras peut être que t’aurais pu éviter ça, ça sert à rien, tu l’as pas fait, c’est tout. C’est pas grave.

Le silence, c’est pas que des abysses sans fin où tu réfugies les paroles imprononçables. C’est aussi quand les mots ne suffiraient pas, quand le ton ne serait pas juste. Vas y, donne de la douceur à tes mots, je te regarde. Moi je n’y arrive pas. C’est toujours trop, toujours faux. Alors que tu peux pas faire un silence artificiel, tu peux pas faire un silence exagéré.

Le silence, c’est aussi le contraire des cris qu’on a trop entendus. C’est tout ce qu’il me reste. Tout ce que je maitrise encore.