Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Month: February, 2015

**** is more than just a game.

by lulasaysdotnet

J’ai pleuré tout à l’heure parce que le ciel était très bleu. Je crois que je suis au bord du vide. Que je m’y ballade dangereusement, comme d’habitude en fait, mais peut-être avec un peu plus de vent.

“Si tu l’arraches, il meurt. Le lierre, soit il s’attache, soit il meurt.

– Eh comme toi !”

Oui… Comme moi. Et tant pis si c’est ça ma croix. Je préfère devoir toujours aimer que ne jamais pouvoir. Je préfère les passions éphémères, les amours pour la vie, les idylles de week-end, le romantisme de collégienne, les dizaines de milliers de morceaux de mon coeur, les tonnes de colle, scotch, ficelle pour le rafistoler, les litres d’alcool pour le noyer, les tonneaux de larmes, les heures d’insomnies, et tous ces pixels qui défilent.

Je préfère n’être plus qu’amour, en offrir à qui voudra bien. Je préfère. J’en déborde encore et toujours, au fond c’est la seule chose qui est inépuisable chez moi. C’est ce que je fais le mieux.

Advertisements

Party girls don’t get hurt.

by lulasaysdotnet

“Je comprends pas comment t’arrives à faire comme si de rien n’était et à continuer.”
Easy : je ne prétendais pas, je ne jouais pas. J’y étais vraiment. Jusqu’au cou. Jusqu’à la moelle.
Et je m’en sors pas, putain.

Je comprends pas comment vous pouvez tout oublier quand moi tout me marque comme au fer rouge. Je n’oublie jamais. Rien. Je tire un trait, je laisse tomber, mais j’oublie pas une seule seconde. I loved you once, I always will, in a way.

Je sais que c’est moi qui déconne, enfin je crois. La noyade.

Plus que 43 jours en apnée.

I knew you were trouble when you walked in.

by lulasaysdotnet

The blame’s on me.
J’peux pas t’aimer comme à 17 ans, pas sérieusement, si sérieusement, si fort, jamais assez, m’en foutre et que ce soit tout pour moi, parce que j’ai pas 17 ans.

Il y a 25 ans, je tombais enceinte de toi, elle a dit. Et moi j’suis là, j’ai des legos sur ma table de chevet, un skate au pied de mon lit, un chat sur les genoux, et pas la moindre idée d’où je serai pour mes 25 ans à moi. Juste que je serai seule, surement, ou avec une nouvelle erreur, une nouvelle très très belle erreur, peut être.

Je me dis que de toute façon c’est ce que je voulais.
Qu’est ce que tu veux faire quand tu seras grande ? Pas comme ma mère.
Je me dis que ça l’a pas rendue plus heureuse, au contraire. Je me dis que ça me rendrait sûrement pas heureuse. Que je veux surtout pas être mère, que j’en suis à des années lumière. Et puis. Quand à 35 ans elle dit qu’elle doit commencer à faire attention, que c’est bientôt trop tard. Well shit.

Et puis c’est aussi bientôt le dernier cours de ma vie (a priori). J’ai l’impression d’être arrivée là à force de hasards et d’une chance de bâtard. J’me suis pas vraiment débattu pour en arriver là. J’ai lutté, certes, mais contre moi même. Et je vais avoir un diplôme, je connais à peu près un métier, je sais que je suis capable de l’exercer, j’ai même un CV assez bon, je présente bien en général, je me fais pas tellement de souci pour ça. J’essaye de faire abstraction du fait que je mérite sûrement pas le centième de cette chance et de ces privilèges. J’essaye de m’en contenter. 7 ans. Un prêt étudiant à en pleurer. 2 années “perdues”. 5 autres toujours à l’arrache. À mener ma barque et mon monde. Mais si faites moi confiance vous verrez. J’suis obligée de leur montrer maintenant, qu’ils ont eu raison même s’ils ne l’ont pas fait au final. J’peux pas partir, sac au dos, et dire on verra plus tard, pour l’instant je sais pas.

Je réinstalle l’émulateur pour Pokemon rouge sur mon ordi. Et je réécoute Taylor Swift.

Oh Baby it’s a wild world.

by lulasaysdotnet

Le moment où tu te dis “je déconne là, je déconne vraiment”. Un éclair de lucidité, un signal d’alarme. Tout est si parfaitement clair et si calme, pour une fraction de secondes. Si reposant. Tu te rends compte que ça va mal finir mais c’est du soulagement que tu ressens, un bref instant. Une bouffée d’air dans cette noyade. Zéro pensée parasite, it’s oh so quiet.

Et puis ça repart, encore plus vite que c’est venu. Le brouhaha. Puis la douleur. Je bois trop. Je devrais pas, ça calme rien du tout. Ça met en sourdine, au mieux. Ça donne le mal de mer. Le seul qu’on avait pas encore.

Je devrais faire une collection, j’serais douée.

Tu sais j’te vois t’installer dans un coin, l’air de rien. J’suis parfois tentée de te laisser faire, parce que pour l’instant c’est plus facile. Mais j’te connais, tu vas me pourrir la vie jusqu’à c’que j’en veuille plus et cette fois y aura peut être personne pour m’emmener au cinéma à l’improviste, pile le jour où j’en aurai assez.
Prends pas trop tes aises. Je me casse et je t’emmène pas avec moi.

Mais tu t’en fous t’es déjà loin.

by lulasaysdotnet

I. Don’t. Give. A. Fuck.

Essayer de m’en persuader. J’en ai rien à foutre. Ça ne m’atteint pas. Je peux penser à autre chose. Je vais bien. Je vais mieux. Je ne me noie pas. Je ne suffoque pas rien que quand j’y pense. Puisque je n’y pense pas. Jamais. Et puis même si j’y pensais. J’en ai vraiment rien à foutre.

Il est pas presque 7 heures du mat’, j’ai pu dormir sans problème, parce que je m’en fous.

Comment ça, le déni ? Comment ça, “me la fais pas à moi” ?

C’est vrai que tu sais tout mieux que tout le monde toi. Puis surtout tout mieux que moi. T’as pas foutu de me trouver une seule qualité, ptetre bien que tu sais tout remarque.

Et puis je fais ce que je veux. Et puis je m’en balance.

J’ai tout donné encore… J’ai plus rien. Encore.

Je sais pas où t’es mais j’te préviens tu vas avoir du boulot, va falloir de la patience et de la foi. Pour deux. Parce que moi je peux pas.