Lula elle est partie.

Ça finira mal.

Je T apostrophe et là y a un coeur dessiné au stylo bille.

by lulasaysdotnet

  

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Le monde pleure pour le Center.

by lulasaysdotnet

Le ronflement régulier du chat qui m’agace un peu. Le froid glacial, piquant, qui nous envahit. La faim qui se fait sentir. L’attente impatiente de nouvelles de toi qui s’achèvera dans un message sans saveur. Ma mère, inchangée.

Besoin de ressentir à nouveau des petites douleurs, des états d’âmes. De vivre des querelles insouciantes et des discussions amères. Sans le dégoût de soi-même qui suit. Sans le “mais comment je peux penser à ma gueule dans des moments pareils ?”.

by lulasaysdotnet

Je sais pas trop quoi dire, tu sais.

Je suis brisée. Parce qu’au fond, j’y croyais encore, j’avais pas perdu espoir. Je faisais la pessimiste, la blasée, la fille qui voit toujours tout en noir, qui dit qu’elle n’aime personne. Mais au fond, j’y croyais. Je pensais que c’était pas possible. Et là, c’est arrivé. Je réalise pas tout à fait, j’ai encore ce déni protecteur, qui ne protège de rien du tout. C’est arrivé. Chez moi. Dans ma ville, là où je vais, là où je vis. Ils ont assassiné. La foule des gens heureux, celle que je côtoie.

J’ai pas envie de te dire que ça aurait pu. Bien sûr que ça aurait pu être moi. J’y étais la semaine dernière, j’y serai dans quelques jours. Je suis tombée amoureuse sur ce trottoir, j’y ai ri, j’y ai pleuré aussi sans doute, j’ai marché, couru, tu sais quoi j’y ai même fait du skate. Ici j’ai dansé comme un manche sans en avoir rien à foutre, j’ai chanté très fort. J’ai eu des frissons. J’ai été déçue. J’ai été saoule, robde comme une queue d’pelle tu sais. J’ai eu froid. Trop chaud. J’ai tout vécu au fond. J’ai même fait l’amour à quelques mètres de là, il faisait un froid de dingue, je me souviens. Bref. Ça aurait pu.

Ça aurait pu et puis. A. y était, je te raconterai pas ce qu’elle a raconté, je laisse ça aux chercheurs de clics et de RT. Elle y était et quand j’ai enfin eu son message qui disait qu’elle allait bien, j’ai pleuré comme un bébé dans les bras de ma mère.

Et puis j’ai réalisé. J’ai pas demandé à Truc. Ni à Bidule. Tu fais la liste de qui tu connais. Tu demandes “est ce que tout va bien ?”. Tout va bien. Façon d’parler.

Je suis brisée. Je me suis fissurée lentement, devant ma télé, sur mon iphone, à voir le nombre de victimes augmenter, la détresse des gens, les avis de recherche – tu te dis que tu deviendrais fou si tu savais pas toi -, les avis de décès, les visages et les noms deviennent familier. Tu pleures à l’annonce de la mort d’une inconnue, parce que ça faisait des heures que tu voyais son sourire partout. Tu pleures quand tes amis te disent qu’ils ont perdu un ami, un collègue, une soeur, une cousine, une prof. Tu pleures. Tu pleures.

Je suis brisée. Comment ça, “même pas mal” ? Comment ça “t’as pas peur” ? Moi je douille ma race. Et j’ai ptetre un peu peur quand même. Il parait qu’il faut s’attendre à ce que ça recommence. 

Pitié non.

J’arrive dans quelques jours, Paris, laisse moi te dire que je vais te serrer contre moi et plus jamais lâcher.

Que tout le temps qui passe ne se rattrape guère, que tout le temps perdu ne se rattrape plus.

by lulasaysdotnet

C’est comme au bac de philo.

J’ai pris ma feuille, lu les sujets qu’on nous proposait, regardé un peu les autres, autour de moi, qui étaient sûrement pas plus rassurés que moi mais qui avaient vachement plus l’air de savoir ce qu’ils foutaient là – peut-être qu’il y en a qui savaient vraiment, t’sais, ceux qui ont toujours su où ils allaient, ceux qui en grande section de maternelle savaient qu’ils voulaient être pilote de ligne, vétérinaire, chef du monde, et qui le sont, là maintenant, pendant que moi je tape ces mots dans le noir, dans une chambre qu’est pas la mienne, et que toi tu les lis, je sais pas trop où, mais je m’égare -, et puis j’ai choisi un sujet, celui qui me paraissait le moins compliqué – pas le plus facile hein, le moins compliqué – et puis j’ai commencé mon brouillon. Tu sais, au bac, t’as un temps imparti – mais si, tu sais forcément ça -, pour la philo, c’était quatre heures. Et ben moi au bout d’une heure et quart, j’ai regardé mon brouillon, et je me suis demandé ce que j’étais en train de branler. C’était n’importe quoi. J’ai choisi un autre sujet, et j’ai recommencé. Et au bout de quarante-cinq nouvelles minutes, à la moitié de l’épreuve donc, même scène, et j’ai pris le troisième et dernier sujet. “La perception peut-elle s’éduquer ?“, c’était. Connerie. Enfin bref, me voilà en train de sprinter comme une folle sur ma copie pour terminer en deux heures ce pour quoi on nous en donnait quatre. Easy. Bon, j’ai terminé, et j’ai sauvé les meubles, mais ce que je voulais dire là, c’est que c’était symptomatique de ce qui allait m’arriver régulièrement par la suite, à une autre échelle.

Deuxième jour à la fac de Lettres : “Hm, non en fait je veux pas faire ça”. Trois ans pour avoir un DUT que j’ai fini juste parce que je l’avais commencé. Une LP qui vendait du rêve sur le papier et puis qui était comme tout le reste, du vent. Deux ans de master à jamais foutre les pieds en cours. Et maintenant je l’ai, le Saint Graal qui n’a pas tellement de valeur si ce n’est des milliers d’euros de dette étudiante et sept ans de ma vie. Et maintenant je suis assise dans le noir, dans cette chambre qui n’est pas la mienne, je suis sensée repartir dans 30 jours au bout du monde pour exercer le métier que j’ai décidé d’exercer parce que je savais bien faire et que je faisais les études pour. Tu veux que je te dise un secret ? Je veux pas faire ça. Partir oui, te méprends pas. Pour ça non.

Je veux remonter le temps, me retrouver à 17 ans, me prendre entre quatre yeux et me dire : “Prends ton temps, réfléchis, ça va pas s’envoler sans toi. Fais ce que tu veux faire, pas ce qui va te coûter le moins cher – que tu crois en plus – ou ce qui a le plus de débouchés – toujours que tu crois. Fais ce que tu veux même si ça paraît complètement cinglé, même si tu crois que t’es pas douée pour. Même si tu sais pas ce que tu veux, parce que je me souviens, je sais que tu sais pas. Mais ça va venir.”

Mais j’peux pas faire ça.

Fuck.

by lulasaysdotnet

J’avais juré que je le ferais plus, et puis.

Et puis il est 3 heures du mat’, crise de larmes. Des mois que j’avais pas pleuré, je me rappelle même plus quand. Le barrage n’avais plus cédé, et puis.

Trois semaines que j’suis là et ça vient de me traverser l’esprit. Ça serait plus simple si. 

J’avais juré que j’y penserais plus jamais.

Je veux retourner chez moi. Loin d’elle. Ironique comme celle qui te donne la vie peut te pousser à n’en plus vouloir.

It’s all coming back to me now.

by lulasaysdotnet

You left seven years ago today. Thanks Facebook for commemoration.

Je crois que je t’ai toujours pas pardonné en fait. Je crois bien que je te pardonnerai probablement jamais du coup.

Je sais pas si j’ai jamais réussi à vraiment être entière à nouveau après ça, et si c’est clairement pas toi qui a achevé le travail, y a quelque chose qui fait que je t’en veux.

T’es probablement la dernière personne dont j’ai été amoureuse sans obstacles. Et depuis je sais plus faire autrement.

C’est tout c’que j’avais à dire. It’s been too long.

You know we used to be mad love.

by lulasaysdotnet

“You’re so not over her

– I am !

– Then you’re not over yourself.

Speechless.

C’est quoi le problème ? Mon problème ? 

Je ne t’aime plus. Enfin si, mais non. J’arrive même pas à me rappeler comment c’était, de t’aimer. J’arrive même pas à savoir si, en fait, je t’ai aimée. Je crois. J’aimerais bien. J’aimerais bien, sinon c’est que c’est encore pire que ce que je pensais.

Tu sais je ne l’aime pas non plus. Et je n’en ai aimé aucune avant. Depuis. 

Tu sais j’aime son sourire. J’aime tellement son sourire. J’aime sa peau. J’aime sa voix. J’aime qui elle est. Je sais pas si j’aime le fait qu’elle te ressemble un peu. Ou si je déteste ça. Si c’est ça, qui fait que je ne l’aime pas.

Tu sais elle est parfaite. Elle réfléchit avant de parler. Elle essaye de comprendre. Elle essaye de me parler. Elle veut que je lui explique. Et je lui explique.

Tu sais j’ai confiance en elle. Quand elle me dit qu’elle passe la soirée avec X ou Y, je la crois. Et puis je m’en fous, de X et Y. Est ce que je m’en fous parce que je m’en fous ? Aucune idée, mais ça repose.

Tu sais elle cherche à me rendre fière. Je vois ses efforts. Qu’elle a à peine besoin de faire, mais qu’elle fait.

Tu sais elle me pousse pas à bouts. Elle me donne pas envie de casser des choses. Elle me pousse pas à bout. Mais elle m’amène vers mes limites. 

Tu sais elle me trouve belle. Maintenant. Pas quand il sera trop tard. Elle me le dit souvent. Elle me fait y croire un peu. 

Tu sais elle pense que je suis intelligente. Et drôle. Et barrée. Elle me le dit en riant.

Tu sais elle accepte que j’aie mal et que j’aie eu mal, même si elle a eu mal aussi, même si je m’en suis pas si mal sortie au final. Tu sais elle compare pas. 

Tu sais elle accepte que je change, que j’évolue. Dans un peu plus longtemps, elle voudra bien croire que je suis plus la même personne que le jour où on s’est rencontrées. 

Elle est parfaite. Mais je ne l’aime pas. Elles ont toutes été un peu plus proche de la perfection. Mais je ne les ai pas aimées. J’suis coincée quelque part. I just don’t know where.

Le pire, c’est qu’elle va comprendre et accepter que je la quitte.

Late night, watching television, but how did we get in this position ?

by lulasaysdotnet

“I’m back, hope you’re okay. Tell me if you want to hangout sometime”

I’m sorry it took so long to answer, I was busy figuring out if I still hate you. And honestly, I still don’t know. I’m still not answering and it’s probably already too late.

“Damn you’ve got the finest ass.

– Well… Thank you I guess ?”

So I have the finest ass, the smoothest skin, the softest hair and the prettiest smile, I have a dark spot in my right eye, and you like this mole. How did I get that scar, it really doesn’t look like I’m shy when you don’t know me and how come that I’m so insecure ? You miss me in the morning, you want me sometimes at work, you’re losing your focus and your mind. You’ll think about me everytime you see an avocado for the rest of your life and this song is forever ours.

I have the finest ass and you’ve got a really really fine girlfriend.

[insert here every damn word you say to me]

Every sentence is a punchline. Every time is smarter and funnier than the last.

I like you so much it hurts. 

J’aime j’aime tes yeux.

by lulasaysdotnet

Tu baisses les paupières quand tu souris. 

C’est le bordel dans tes cheveux, j’ai envie d’y glisser mes doigts, d’y plonger mon visage, d’y passer la nuit.

Dans une foule, si t’y es, je sais que si je lève les yeux ils vont tomber droits dans les tiens.

Tu tiens l’alcool comme une ado.

On a pas vraiment besoin de formuler les choses pour se comprendre.

J’suis sûre que ta meuf aussi aime tout ça chez toi. 

Trying to figure out the timezones is making me crazy.

by lulasaysdotnet

J’crois bien qu’j’aurais aimé que t’embarques pas dans cet avion. Comme dans les films, que tu fasses demi tour, y aurait pu avoir un slow motion mal fait, une musique cheesy, m’en fous, j’aurais sûrement aimé quand même.

Je sais qu’on avait dit qu’on agissait en connaissance de cause. Je sais.

Parait que ça fera une jolie histoire. Pour l’instant ça fait surtout une fissure de plus. J’ai l’impression de jouer au Jenga avec mon coeur.